Dmarche tissage : l'espace du geste

 

L'ESPACE du GESTE



L'EMPIRISME


J'ai abordé cette nouvelle démarche en néophyte, avec pour seul bagage dans mon rapport avec les plantes l'élaboration du jardin autour de notre maison et quelques expériences annexes dans des espaces publics.
Les découvertes et les leçons se sont faites au fur et à mesure du cheminement ;
- par la saisie des observations sur les caractéristiques des l'espèces (souplesse des bois, point de rupture, capacité de croissance, disposition des rameaux),
- par la note des réponses de la plante à mon action, (gourmand et anastomose, adaptation à la casse et à l'inclusion d'objets),
- par un constat de mon état d'être lors de mon travail avec les plantes, (les joies et ressentis divers ; les états de plénitude. d'apaisement).
Le tout s'est naturellement augmenté d'une dynamique d'idées dans la potentialité de mes gestes, dans les interprétations du concept et les associations avec d'autres matériaux. Des liens se sont tissés avec d'autres démarches en cours, d'autres foyers d'intérêt.

 

DESSINER DANS L'ESPACE

Chaque année, au début de l'hiver, l'arbre fait sa proposition :
Un jaillissement de branches poussées pendant la saison des montées de sèves.
Ces pousses sont envisagées comme une donne de lignes plus ou moins grasses, plus ou moins longues.
Si on ne peut modifier l'origine du trait, le jeu va consister à lui organiser un nouvel itinéraire dans les trois dimensions.
La composition n'étant faite que de traits : c'est du dessin.
(Equivalent de la "ligne claire" en BD).
Mais ces traits qui se passent d'un support surface peuvent être traités en 3D.
D'où cette possibilité singulière de "dessiner dans l'espace".

 

DU PLEIN AU VIDE

Les premières années, face à ce monde inconnu, encore inexploré, l'acte se cherchait, balbutiait, malhabile, il bousculait le matériau.
Il était aussi encombré de références, de savoirs inadéquats.
L'intention initiale a donc été de tourner la matière disponible sur elle-même pour un remplissage de l'espace entre les branches; il fallait opacifier, tendre vers la densité, la continuité de matière que nous venions de quitter dans la pierre, le métal, le bois ou les liants :
La recherche était : le dense, "LE PLEIN".

A un moment de l'évolution de la réflexion il est devenu évident que ce n'était pas "le plein" qu'il fallait traiter mais "LE VIDE" , qu'au contraire, il suffisait pour définir une forme dans l'espace de seulement quelques contours ; esquisse, suggestion.
Un point de vue qui rejoint le réel, le naturel : quant nous observons un arbre, la perception globale est une occupation de l'espace considérable. Mais si nous réunissions toute la matière concrète qui le compose en une seule masse, nous serions surpris du peu de volume qui le constituait.
L'arbre est avant tout un foisonnement de la matière,
(Comme le volume de terre extraite d'un trou parait toujours plus important que le volume du trou qui semble ne plus pouvoir la contenir).

Quand l'intention du "VIDE"s'est imposée, il s'est ressenti parallèlement une libération, pour l'esprit et l'acte. Cette mise en harmonie de l'élan de l'arbre et de l'élan du geste a considérablement simplifié, épuré la démarche. Pour une forme qui aurait du prendre 10 ans d'élaboration, il n'en faudra plus que quatre ou cinq.

 

ARCHEOLOGIE DU GESTE

Chaque année se caractérise par l'exploration d'un geste ou d'une forme.
Des démarches différentes qui s'accumulent sur les objets et peuvent se lire comme les strates archéologique, servir de datation pour les parties d'objets ou pour certain, dans leur entier

 

CRITERES DISTINCTS DES VOLETS DU TRIPTYQUE

VOLET 1 : LE NODAL suivi de L'ECLATEMENT
Beaucoup des objets présentés dans le volet 1 de l'expo "l'arbrylinthe" ont été réalisés dans les deux temps et le caractérisent par la double trace du;
Le nodal : la constitution d'un noyau, d'un centre ; d'où part :
L'éclatement
: le rayonnement qui va leur faire une auréole ou un cadre.

VOLET 2 : LE SENS DU FLUX
Les objets qui ont été élaborés uniquement dans le cadre du deuxième critère, tout dans l'élan naturel de la plante, caressée dans le sens du poil constituent le corps principal du deuxième volet de l'arbrylinthe. Un prochain rendez-vous.

VOLET 3 : INCLUSION et autres belles inconnues
Rien n'est dit sur le troisième volet... encore des surprises